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LPASP 111 747.30 LNM 748.216.1 OMDA
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Le drapeau suisse est le seul drapeau qui ne peut pas être envoyé à l'envers et le seul drapeau national identique aux armoiries du pays. Le drapeau Suisse, membre des Nations Unies, et le drapeau du Vatican, non membre des Nations Unies, sont les seuls drapeaux au monde carrés : survivances martiales. Il est à noter que malgré la Convention internationale contre le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction des mercenaires du 4 décembre 1989, entrée en vigueur le 20 octobre 2001, le Vatican engage toujours des mercenaires suisses. Début 2010 une Loi pour la protection des armoiries de la Suisse et autres signes publics, LPASP, en est au stade de l'avant-projet. Cette loi précisera, entre autres, la forme du drapeau suisse qui n'est actuellement pas légalement définie, uniquement un usage, et ses exceptions. Elle rappellera la couleur du drapeau suisse, le seul paramètre spécifié dans une loi du 1er janvier 2007 : rouge Pantone 485. Les dimensions de la croix ont été arrêtées en 1889 et seront rappelées dans la LPASP. L'arrêté fédéral du 12 décembre 1889 concernant les armoiries de la Confédération suisse définit que les bras de la croix doivent être d’égale longueur et un sixième plus longs que larges. L'idée du polémologique drapeau suisse, finalement toujours pas aboutie propre en ordre, débute dans la deuxième moitié du XIIIème siècle. Début août 1291 trois vallées du coeur des Alpes, trois vallées franches du Saint Empire Romain Germanique aujourd'hui appelées cantons primitifs, conclurent un pacte éternel de défense mutuelle majoritairement considéré comme l'acte fondateur de la Suisse. A cette époque Schwytz arbore une bannière sanglante unie, héritage du Saint Empire Romain Germanique, choisie librement par privilège impérial. En 1339, des Suisses marchent de Soleure à l'aide de la ville de Berne en guerre, depuis Pâques, avec une coalition formées par Louis IV de Bavière et principalement constituée des troupes de plusieurs seigneurs et comtes de Romandie. Chaque canton sous sa propre bannière à une époque sans uniforme, un signe de ralliement était indispensable au coeur de la mêlée d'une bataille. C'est ainsi que le 21 juin 1339 à la bataille de Laupen, les troupes bernoises, renforcées des Suisses, commandées par Rodolphe d'Erlach arborent deux bandes de toile blanche, longues et étroites, l’une verticale et l'autre horizontale, en croix, sur leur vêtement. Notons qu'à cette époque certains drapeaux cantonaux de guerre portaient un ruban qui avait été accordé par l'empereur en symbole de souveraineté et de haut rang dans l'Empire. Zurich, le membre le plus puissant de la Confédération helvétique, le commandement suprême des forces confédérées, arbore même depuis 1273 un ruban rouge avec une petite croix blanche dérivé de la bannière impériale... C'est depuis la bataille de Laupen que les détachements cantonaux commencent à ajouter une croix blanche sur leur bannière cantonale. A la défaite d'Arbedo, 30 juin 1422, les troupes uranaises, nidwaldiens, lucernoises et zougoises portaient un drapeau rouge triangulaire orné d'une croix blanche traversante. Ce fanion triangulaire va régulièrement rassembler les détachements comprenant des soldats de plusieurs cantons sur les champs de bataille jusqu'aux journées des 13 et 14 septembre 1515 en Lombardie, où apparaissent déjà des fanions carrés. Les grands drapeaux continuent de porter les armoiries des cantons où une croix blanche figure parfois. Dès 1540 la croix blanche sur fond rouge disparaît de l'usage, la Suisse demeurant l'un des gouvernements les plus décentralisés d'Europe. Si elle n'a pas de drapeau, elle dispose pourtant d'un sceau étatique reconnu comme l'emblème des 13 cantons : une croix blanche, dite croix fédérale, traversante sur un bouclier rouge. En 1798, les troupes françaises envahissent la Suisse. La résistance est faible excepté à Berne et à Nidwald qui livre seul un combat désespéré contre les Français. Après la proclamation éphémère de quelques quarante républiques en quelques semaines, la France impose la République helvétique une et indivisible : drapeaux cantonaux et croix fédérale disparaissent. Le Directoire impose aux Suisses ce qui est en fait le premier drapeau national suisse. Ce drapeau, complètement étranger à l'iconographie suisse antérieure, est composé de trois bandes : verte, rouge ou figure République helvétique en or, et jaune. La couleur verte honorait le Pays de Vaud, première région de cette république à embrasser la révolution sous une bannière verte. A la suite de plusieurs soulèvements, Napoléon Bonaparte intervient le 30 septembre 1802 et imposera l'Acte de Médiation de 1803 qui restaure les anciens cantons, pas toujours dans leurs frontières antérieures, avec leurs drapeaux, et en crée de nouveaux. En 1815, le gouvernement de la Confédération restaurée introduit un sceau étatique constitué d'une courte croix blanche trapue sur un bouclier rouge entouré des armoiries des 22 cantons ; la croix avait déjà été décrétée emblème de l'Etat fédéral suisse en 1814. Les cantons demeurant tout-puissants à lever leur propre armée équipée d'uniformes différents sous des drapeaux différents, un brassard confédéral rouge avec une petite croix blanche fut introduit pour tous les militaires au service de la Confédération. Dès 1817 Le général Henri-Guillaume Dufour, futur co-fondateur de la Croix-Rouge dont il sera le premier Président, chargé de l'entraînement des cadres des troupes fédérale, lance l'idée d'un drapeau fédéral pour la Suisse. Ce drapeau sera déployé la première fois lors de manoeuvres militaires nationales en 1821. En 1833, Argovie est le premier canton à abandonner son drapeau cantonal de guerre en faveur du nouveau drapeau fédéral. Les cantons les plus anciens résistèrent particulièrement à adopter la nouvelle identité militaire fédérale jusqu'à que la Diète fédérale ordonne que le drapeau fédéral remplace les drapeaux de guerre pour tous les bataillons d'infanterie de Suisse en 1840. En 1841 une circulaire avec le dessin du drapeau fédéral est adressée aux cantons. Ce drapeau fédéral consistait en une croix blanche de 5 carrés égaux sur fond rouge. Cette bannière militaire, carrée comme il en était d'usage à l'époque, n’ira en guerre qu’une seule fois, en 1847, lorsque l'armée fédérale, sous les ordres du Général Dufour, désarma les forces du Sonderbund. Le drapeau fut consacré par la Constitution de 1848 qui transforma l'élastique Confédération en un Etat fédéral unitaire. Aucune modification n’y fut apporté lors de la révision de la Constitution en 1874. S'il fallut plusieurs décennies pour adopter le drapeau fédéral, il en faudra encore quelques-unes pour le raffiner, même largement critiqué pour sa laideur et l'ouverture d'un virulent débat dans la presse dès 1880. Ce n'est qu'en 1889 que l'Assemblée fédérale décida que la Suisse garderait sa croix blanche, mais que les 5 carrés de taille égale seraient transformés en une croix dont les bras seraient d'un sixième plus longs que larges. Ce dernier changement apporté au drapeau le mettait en conformité avec la croix du sceau étatique agréé en 1815. Aujourd'hui encore la Suisse fait usage d’un drapeau militaire comme drapeau national, par tradition, à deux exceptions près : Les pavillons marins qui se doivent, réglementations internationales obligent, d'être rectangulaires ou triangulaires et les tout aussi réglementés rectangulaires drapeaux des Nations Unies. |
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